Comment est fabriquée une tête de lit en rotin tressé ?
La liane de rotin est récoltée, séchée, puis cintrée à la vapeur pour former le cadre, sur lequel des lanières d'écorce sont tressées à la main avant ponçage et finition. Chaque panneau demande plusieurs heures de travail manuel, ce qui explique qu'aucun ne soit strictement identique.
Quelles étapes séparent la liane de la tête de lit finie ?
Tout part d'une liane grimpante récoltée en Asie du Sud-Est, longue de plusieurs dizaines de mètres. Elle est débarrassée de ses épines, coupée en sections, puis séchée plusieurs semaines pour stabiliser son humidité. Le cœur, plein et rigide, servira aux cadres ; l'écorce, refendue en fines lanières, servira au tressage. Le cintrage vient ensuite : passée à la vapeur, la tige devient souple quelques minutes et se plie autour d'un gabarit, avant de se figer en refroidissant. C'est ainsi que naissent les formes rondes, en arche ou en éventail. Vient alors le tressage, entièrement manuel : les lanières sont tissées sur le cadre selon un motif régulier, cannage hexagonal, croisillons ou éventail, en maintenant une tension constante. Cette étape occupe l'essentiel du temps de fabrication. Le panneau est enfin poncé, puis laissé brut, blanchi ou teinté, et parfois huilé. Aucune machine ne remplace le tressage, ce qui garantit des variations d'un exemplaire à l'autre. Retrouvez ces différents motifs parmi les têtes de lit en rotin.
Ce travail manuel, du cintrage au tressage, explique à la fois le prix du rotin et le caractère unique de chaque panneau.